Nourrir la réflexion autour de la Justice transitionnelle

Objectifs

Depuis 2020, l’IFJD institue un séminaire annuel consacré à la Justice transitionnelle. Ce cycle de rencontres est au point de confluence de nos activités académiques et opérationnelles.

Un espace de partage de connaissances et de réflexions originales

Ce séminaire a vocation à nourrir la réflexion autour des questions soulevées par l’actualité dans nos domaines d’action, avec une approche résolument iconoclaste et des intervenants de haut niveau issus de champs discipli-naires et professionnels variés. L’objectif est tout à la fois de mettre ces rencontres à la disposition de tous et d’enri-chir nos actions sur le terrain. Notre séminaire annuel se veut ainsi un espace de partage de connaissances et de réflexions originales. Les points de vue sont volontairement multiples. Regards académiques, expertise profes-sionnelle et expérience militante ou personnelle sont mêlés pour permettre une approche complète et sensible des thématiques traitées. Dans la même perspective, les disciplines mobilisées sont diverses et incluent tant le droit, que l’histoire, la sociologie, la psychologie ou l’anthropologie par exemple.

Favoriser des échanges approfondis

Le format du séminaire est également pensé pour favoriser des échanges approfondis : deux intervenants sont invités à présenter – pour 45 minutes chacun – le résultat de leurs recherches ou le fruit de leurs expériences professionnelles ou militantes, sous un angle singulier. L’auditoire dispose ensuite d’au moins une heure pour leur poser des questions et engager un véritable dialogue, qu’il soit épistémologique ou pratique. À l’issue du séminaire proprement dit, un moment convivial est proposé pour poursuivre les échanges dans un cadre chaleureux. Les chercheurs, enseignants, professionnels et étudiants sont les bienvenus pour venir écouter les spécialistes intervenants et contribuer à la réflexion. L’auditoire restera néanmoins limité pour veiller à la qualité des discussions.

LE séminaire 2022-2023

« La justice face à la guerre »

Selon l’article 2§3 de la Charte des Nations Unies, les États parties « s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force, soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies ». Cependant, l’interdiction du recours à la force n’est pas absolue. En effet, la Charte des Nations Unies prévoit deux exceptions. Le Conseil de sécurité peut, si nécessaire, autoriser le recours à la force pour le maintien ou le rétablissement de la paix (Chapitre VII de la Charte des Nations Unies). Les États peuvent également utiliser la force sans l’autorisation du Conseil de sécurité en cas de légitime défense individuelle ou collective. Des guerres s’engagent également en dehors ces deux exceptions. Nous avons notamment l’exemple d’actualité de la guerre entre la Russie et l’Ukraine qui, ne répondant à aucune condition exceptionnelle, a été condamnée par plusieurs États parties à l’ONU.

Par ailleurs, que le conflit soit « justifié » ou non, la violence de guerre reste inchangée : atrocités contre la population civile, destructions d’hôpitaux, de monuments historiques, déplacements de population, etc. Or, en temps de guerre, qu’elle soit « légitime » ou non, les règles du droit international humanitaire doivent être respectées. En outre, les dispositions du droit international pénal concernant les crimes contre l’humanitaire et le crime de génocide sont toujours applicables. La guerre n’exempte ni lois ni justice. Surtout que de nouveaux défis ne cessent de se développer en temps de conflit armé, comme actuellement les questions sur la guerre médiatique, l’utilisation de sociétés militaires privées ou encore les attaques contre des travailleurs humanitaires.

Analyser la chronologie du conflit

Après une séance inaugurale consacrée à la violence de guerre comme objet historique et juridique, le séminaire annuel de l’IFJD s’appuiera sur une chronologie du conflit : justification de l’intervention militaire, défis contemporains des guerres et justice durant et après les conflits pour contribuer aux réflexions sur le lien entre la guerre et la justice.

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