Nourrir la réflexion autour de la Justice transitionnelle

Objectifs

Depuis 2020, l’IFJD institue un séminaire annuel consacré à la Justice transitionnelle. Ce cycle de rencontres est au point de confluence de nos activités académiques et opérationnelles.

Un espace de partage de connaissances et de réflexions originales

Ce séminaire a vocation à nourrir la réflexion autour des questions soulevées par l’actualité dans nos domaines d’action, avec une approche résolument iconoclaste et des intervenants de haut niveau issus de champs discipli-naires et professionnels variés. L’objectif est tout à la fois de mettre ces rencontres à la disposition de tous et d’enri-chir nos actions sur le terrain. Notre séminaire annuel se veut ainsi un espace de partage de connaissances et de réflexions originales. Les points de vue sont volontairement multiples. Regards académiques, expertise profes-sionnelle et expérience militante ou personnelle sont mêlés pour permettre une approche complète et sensible des thématiques traitées. Dans la même perspective, les disciplines mobilisées sont diverses et incluent tant le droit, que l’histoire, la sociologie, la psychologie ou l’anthropologie par exemple.

Favoriser des échanges approfondis

Le format du séminaire est également pensé pour favoriser des échanges approfondis : deux intervenants sont invités à présenter – pour 45 minutes chacun – le résultat de leurs recherches ou le fruit de leurs expériences professionnelles ou militantes, sous un angle singulier. L’auditoire dispose ensuite d’au moins une heure pour leur poser des questions et engager un véritable dialogue, qu’il soit épistémologique ou pratique. À l’issue du séminaire proprement dit, un moment convivial est proposé pour poursuivre les échanges dans un cadre chaleureux. Les chercheurs, enseignants, professionnels et étudiants sont les bienvenus pour venir écouter les spécialistes intervenants et contribuer à la réflexion. L’auditoire restera néanmoins limité pour veiller à la qualité des discussions.

LE séminaire 2021-2022

« Le génocide en questions »

Le 9 décembre 1948, l’Assemblée générale des Nations unies approuvait à l’unanimité la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide qui définissait le génocide comme une série d’actes « commis dans l’intention de détruire, ou tout ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux ». Malgré l’existence de cette convention et l’adhésion de nombreux États, la deuxième moitié du XXème siècle a connu de nouveaux génocides. En 1998, le Statut de Rome établissant la Cour pénale internationale a reproduit, dans son article 6, une définition identique du crime. Vu les événements des dernières décennies et les conditions réduisant son champ d’appli-cation, le concept de génocide, tel qu’établi par la Convention de 48, soulève aujourd’hui interrogations et critiques.

Analyser et réfléchir sur le concept de génocide

Ce séminaire a pour ambition d’analyser ces questions et de contribuer aux réflexions sur le concept de génocide. Il s’agira d’observer comment ce concept originellement conçu par Raphael Lemkin pour pallier un vide juridique et répondre à une nécessité pressante de l’après-guerre peut aujourd’hui apparaître comme un obstacle, occidentalo-centré et parfois insurmontable, pour la reconnaissance de « nouvelles » formes de génocide. Sera ainsi construite une réflexion critique et transversale, ques-tionnant la pertinence actuelle et l’avenir de la Convention de 48. 

Découvrez la plaquette de présentation

Séance conclusive

En mai 2022, aura lieu à Paris, la séance conclusive du Séminaire annuel de Justice transitionnelle 2021-2022.
Veuillez trouver plus d’informations prochainement. 

Séances précédentes

LE séminaire 2020-2021

« Repenser la Justice transitionnelle »

La Justice transitionnelle est apparue progressivement dans le champ juridique, elle semble avoir trouvé une forme de stabilité intellectuelle et opérationnelle déterminant à la fois son champ et ses instruments d’exer-cice. Justice liée à un contexte de passage entre un état violent vers un état pacifié, elle reste un instrument exceptionnel liée à un défi de même nature. Devant être tout à la fois une justice de rattrapage pour les criminels ayant profité d’une impunité de fait et une justice de passage favorisant la pacification et la « non-répétition », elle s’appuie sur des instruments certes originaux mais désormais bien connus tels que les tribunaux pénaux internationaux ou internationalisés, les CVR et les processus de réintégration des acteurs violents au sein des sociétés démocratiques. Toutefois, ce mouvement de stabilisation ne doit pas occulter des situations plus atypiques dans lesquelles la Justice transitionnelle s’exerce au-delà de ses contextes classiques et de ses instruments reconnus.

Analyser et discuter de la Justice transitionnelle

En 2020, le séminaire organisé par l’IFJD a été l’occasion d’analyser et de discuter de cette « seconde vague » de la Justice transitionnelle, notamment en observant comment cette forme de justice originellement marquée par la rencontre entre des crimes de masse et des instruments exceptionnels de répression a pu s’exercer dans des « ailleurs » et au moyen de techniques originales.

Le séminaire en détails

Repenser la Justice transitionnelle

Les séances

À voir aussi