Tribune dans Le Monde

    Initiée par un groupe de dix personnes, la tribune Pour une Commission Vérité sur les homes indiens de de Guyane, publiée le 21 mars 2024 dans Le Monde, a pour ambition de soutenir et de de rassembler.

   Soutenir, au travers de cette initiative, les revendications des populations autochtones de Guyane pour un respect de leurs droits et pour une réparation des crimes et préjudices subis depuis l’intégration de ce territoire dans la République.

   Rassembler par le projet d’une Commission Vérité celles et ceux qui défendent l’idée d’une justice historique devant être rendue aux personnes et groupes spoliés de leurs droits et privés de leur dignité.

  Cette tribune se veut donc un instrument inclusif et pluraliste. Approuvée aujourd’hui par 100 personnalités, elle a pour vocation de réunir encore davantage de soutiens. Elle incarne une dynamique et accueillera donc en continu plus de signatures et – surtout –encore davantage d’engagements !

La tribune s’accompagne d’une pétition publique, à signer en ligne. Merci de votre soutien !

Signataires de la pétition.
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Établir la vérité sur les pensionnats indiens de Guyane est un devoir pour la société française. 

Pour répondre aux attentes des anciens pensionnaires, victimes, entre autres, des pratiques assimilatrices de l’Église catholique, un collectif d’universitaires, d’autochtones et d’acteurs de la Justice transitionnelle prône la mise en place d’une Commission Vérité et Réconciliation.

« Les homes indiens s’inscrivent dans une histoire coloniale et visaient à imposer à de jeunes autochtones une identité française et catholique »

   Les homes indiens de Guyane, huit au total, étaient des pensionnats créés et dirigés par l’Église catholique et soutenus par l’État depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Des enfants issus des communautés autochtones, dont le nombre est évalué à 2000, y furent placés, en internat, pour être scolarisés, alors qu’ils étaient âgés de 4 à 16 ans. La plus forte activité des homes s’étend de la fin des années 1940 au début des années 1980, mais le dernier d’entre eux n’a fermé qu’en 2023. 


     Alexis Tiouka, ancien pensionnaire et juriste kali’na, et l’ouvrage d’Hélène Ferrarini, Allons enfants de la Guyane (Anacharsis, 2022) ont contribué à amener, dans l’espace et le débat publics guyanais et hexagonal, le passé des homes indiens, ainsi qu’à favoriser la libération de la parole des anciens pensionnaires, hommes et femmes, qui, pour la plupart, taisaient jusque-là leur vécu. 

     Dans ce contexte, le Collectif pour la mémoire des homes indiens, qui réunit notamment d’anciens pensionnaires, a été fondé à Cayenne, en février 2023. L’un de ses objets est « la mise en place d’une Commission Vérité et Réconciliation pour aller vers une résilience individuelle et collective ». Pour répondre, à la sollicitation de divers acteurs autochtones (dont le Grand conseil coutumier des populations amérindiennes et bushiningué de Guyane), l’IFJD-Institut Louis Joinet (organisation indépendante et reconnue pour son expertise en matière de justice transitionnelle) a conduit une investigation sur cette question. Un temps perturbée par le retrait encore inexpliqué du Grand conseil coutumier, cette investigation a pu être enfin conduite à son terme et vient de conclure à la nécessité de mettre en place une Commission Vérité comme l’ont fait, dans des circonstances comparables, d’autres démocraties dans le monde.

Soustraits à leurs familles

     Les homes indiens s’inscrivent dans une histoire coloniale et ont été le lieu de diverses pratiques coercitives, dont l’objet était de remodeler l’environnement culturel et religieux des élèves par une prohibition de tous les usages et règles de vie autochtones, ainsi que de la pratique de leur langue et de leur religion pour imposer une identité française et catholique. Cette pression était encore accentuée par la situation d’infériorité des populations autochtones, qualifiées par le droit positif de l’époque de « Populations primitives ». L’intervention régulière des gendarmes contraignait les parents à placer leurs enfants dans ces pensionnats, au sein desquels certains considéraient qu’ils « devaient être traités comme des orphelins » pour les soustraire à l’influence de leur famille et de leurs communautés.

     Ces pratiques « assimilatrices » ont profondément marqué les enfants pensionnaires, qui ont très souvent durement ressenti la brutalité de cette rupture et développé des traumatismes dont les effets se font encore ressentir aujourd’hui. Certains témoignages récoltés évoquent également d’autres formes de violences. Leur gravité justifie la mise place d’une enquête plus approfondie. Il s’agit notamment des violences sexuelles, dont l’actualité a révélé l’importance et la fréquence, particulièrement au sein des internats scolaires catholiques, qu’ils accueillent ou non des autochtones. En effet, les travaux menés dans de nombreux pays, dont le Canada, l’Irlande et la France, au travers de la CIASE (Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Eglise), ont établi que ces lieux pouvaient être propices à des violences massives. 

Grande marginalisation

     Dès lors, le recours à une Commission Vérité, intégrant l’ensemble des parties prenantes, se justifie pleinement. Ce mécanisme de Justice transitionnelle a déjà fait ses preuves pour répondre à des problématiques voisines, dans des contextes variés, en raison de son fonctionnement inclusif et de sa capacité à apprécier la dimension transgénérationnelle de ce type de souffrances. Au Canada, c’est ainsi la Commission de Vérité et de Réconciliation, présidée par Murray Sinclair, qui a révélé les violences subies par les enfants autochtones, tandis qu’en France, la Commission d’information et de recherche historique, présidée par Philippe Vitale, faisait la lumière sur les enfants réunionnais transplantés en France hexagonale de 1962 à 1984.

     L’établissement de la vérité est un droit des pensionnaires, de l’Eglise et de l’Etat et un devoir pour la société française. Il est un préalable indispensable, le cas échéant, à des mesures de réparation adaptées, ainsi que des réformes garantissant la non-répétition des violences. Il pourrait alors permettre de restaurer les droits des communautés concernées, dans l’esprit de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones dont la France est signataire, et de renouer un vivre-ensemble plus satisfaisant pour tous.

     Dès lors, nous soutenons la demande faite à l’Etat de mettre en place une Commission Vérité, afin qu’une vérité impartiale, complète et partagée soit établie concernant les violences culturelles, physiques et sexuelles commises à l’endroit des pensionnaires au sein des homes indiens de Guyane. Cette demande est une urgence pour ces hommes et ces femmes, dont certains ont un âge avancé, comme pour leurs enfants. Elle est, aussi, une espérance. Celle de voir en Guyane, en France, comme dans d’autres démocraties avant elles, justice être enfin rendue aux populations autochtones, victimes de tant de violences et de crimes de la part d’Etats coloniaux et qui demeurent dans une situation de grande marginalisation. Voir la justice rendue pour dire la vérité, une vérité qui, en Guyane, part des autochtones pour s’étendre à l’ensemble de la population. Voir la justice rendue pour réparer, mais aussi voir la justice rendue pour dépasser les traumatismes et reconstruire.

     Le rétablissement des droits violés hier est sans doute la meilleure garantie de leur respect demain.

Les premiers signataires

Élus

Max Brisson, sénateur des Pyrénées-Atlantiques
Colombe Brosselle, sénatrice de Paris
Vincent Bru, député des Pyrénées-Atlantiques
Jean-Victor Castor, député de Guyane
Steve Chailloux, député de la Polynésie française
André Chassaigne, député du Puy de Dôme
Jean-Pierre Cubertafon, député de Dordogne
Olivier Faure, député de Seine et Marne, premier secrétaire du Parti socialiste
Perceval Gaillard, député de la Réunion
Fabien Gay, sénateur de Seine-Saint-Denis
Geneviève Garrigos, conseillère de Paris, ancienne présidente d’Amnesty international France
Jérôme Gleizes, conseiller de Paris
Clémence Guetté, députée du Val-de-Marne
Antoinette Guhl, sénatrice de Paris
Frédéric Hoquart, adjoint à la maire de Paris
Jacques Martial, adjoint à la maire de Paris
Paul Molac, député du Morbihan
Aminata Niakate, conseillère de Paris
Jean-Philippe Nilor, député de la Martinique
Eric Pliez, maire du 20 ème arrondissement de Paris
Raphaëlle Primet, conseillère de Paris
Audrey Pulvar, adjointe à la maire de Paris
Jean-Hugues Ratenon, député de la Réunion
Davy Rimane, député de la Guyane
Jean-Luc Romero-Michel, adjoint à la maire de Paris
Isabelle Santiago, députée du Val de Marne
Anne Souyris, sénatrice de Paris Philippe Vigier, député d’Eure-et-Loire, ancien ministre
Léo Walter, député des Alpes-de-Haute-Provence
Roch Wamytan, président du Congrès de Nouvelle Calédonie

Personnalités et organisations autochtones

Amina Amharech, Peuple Amazigh, Association Acal El Hajeb, AZUL
L’Honorable sénatrice Michèle Audette Vital Bambanze, Peuple Batwa, Membre de l'Instance Permanente des Nations Unies sur les droits des Peuples Autochtones
Sandra L. Bigtree, Mohawk, Indigenous Values Initiative
Brijlal Chaudhari, membre de la nation Tharu du Népal et Président de Global Home for Indigenous Peoples (GH4IP) 
CSIA-Nitassinan
Yuwey Henri, autrice, fille de Paul Henri, 1er maire d'Awala-Yalimapo et ancien pensionnaire des homes indiens
Victor Gogny, président du Sénat coutumier de Nouvelle Calédonie
Inaat ne Kanaky, Conseil national des chefs de Kanaky
Eléonore Kadi Johannes, ancienne pensionnaire du home de Saint-Laurent-du-Maroni
Sheryl Lightfoot, Anishinaabe, Professeure, Université de Colombie Britannique et Présidente du Mécanisme d'experts des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones
Chef Éric Louis, Yopoto de Kuwano et vice-président de la Coordination des Organisations des Peuples Autochtones de Guyane
Manuel May Castillo, membre des Peuples Mayas, Mexique, membre de la direction de Global Home for Indigenous Peoples (GH4IP), universitaire autochtone sur le Patrimoine et les Droits des Peuples Autochtones
Darío Mejía Montalvo, Autochtone du Peuple Zenú (Colombie), expert indépendant pour les Nations Unies (Forum permanent sur les questions autochtones (UNPFII)
Vital Bambanze, Peuple Batwa, Membre de l'Instance Permanente des Nations Unies sur les droits des Peuples Autochtones
Tupa Nunes, Chaman Guarani  Mbya, Instituto Nandhereko
Organisation des Nations Autochtones de Guyane Geoffrey Roth, membre de l'UNPFII, Etats-Unis 
Hippolyte Sinewami Htamumu, président de la Commission droit et justice, Sénat coutumier de Nouvelle Calédonie
Yves Sioui Durand Huron-wendat, fondateur du théâtre autochtone du Québec, fondateur et mentor chez Ondinnok
Felix Tiouka, co-fondateur de l'Association Amérindienne de la Guyane Française, adjoint au maire d'Awala-Yalimapo et ancien coordinateur général de la Fédération des organisations autochtones de Guyane
Mayapoli Tiouka Margarita Vargas Lopez, Peuple Kawesqar, Présidente de la  Communauté Autochtone Kawesqar Jetarkte, Ex membre Kawesqar de l'Assemblée Constituante au Chili
Marie Wilson, BA, MA, LLB (honoris causa), ONWT, CM, MSC, ancienne Commissaire de la Commission de Vérité et de la Réconciliation du Canada

Justice transitionnelle et Défenseurs des droits


Valérie Andanson, secrétaire de la Fédération des Enfants Déracinés des DROM
Dominique Attias, avocate
Patrick Baudoin, président de la LDH (Ligue des droits de l'Homme)
Rony Brauman, ancien président de Médecins sans frontières France
Association Le Comede (Comité pour la Santé des exilés)
Bruno Cotte, ancien président de chambre de jugement à la Cour pénale internationale
Hugues de Courtivron, ancien membre de la Commission nationale consultative des droits de l'Homme
Association ¿Dónde Están?  (Où sont-ils ?)
Arnaud Gallais, ancien membre de la CIIVISE, fondateur du collectif Mouv'Enfants
Julie Goffin, avocate à la Cour pénale internationale
Pablo de Greiff, professeur de droit et ancien Rapporteur spécial des Nations Unies sur la promotion de la vérité, de la justice et de la réparation
Association L’Arbre Fromager (Lieu d’accueil, d’écoute et d’accompagnement pour toutes les femmes en Guyane)
L'Effet morpho (association d'éducation populaire en Guyane)
LDH section Guyane (Ligue des droits de l’Homme)
Médecins du monde Guyane
Fondation Danielle Mitterrand
Elisabeth Rabesandratana, avocate et représentante légale des victimes auprès de la CPI
Eve-Marie Moraga Rojel, avocate à Cayenne (Guyane)
Karine Rinaldi, OHCHR-ONU
Jean-Pierre Rosensveig, ancien membre de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l'Eglise
François Roux, avocat honoraire
Denis Salas, magistrat et président de l'Association Française pour l'Histoire de la Justice
Muriel Salmona, psychiatre, présidente de l’association Mémoire traumatique et victimologie, ancienne membre de la CIIVISE
Fabian Salvioli, Rapporteur spécial des Nations Unies sur la promotion de la vérité, de la justice et de la réparation
Jean-Marc Sauvé, ancien président de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l'Eglise
Survival international
Françoise Tulkens, ancienne juge à la Cour européenne des droits de l’Homme, professeure de droit, Université catholique de Louvain (Belgique)
Philippe Vitale, professeur de Sociologie (AMU-LEST), président de l’ex-Commission nationale d’experts consacrée auxdits Réunionnais de la Creuse

Universitaires

Caecilia Alexandre, Universités Laval et de Montréal (Canada)
Philip P. Arnold, Syracuse University, Skä·noñh—Great Law of Peace Center
Florian Aumond, Maître de conférences en droit public, Université de Poitiers Bruno Baronnet, enseignant chercheur à l’Université de Veracruz, membre de la Chaire Carlos Montemayor
Suzy Basile, professeure, Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
Véronique Basile Hébert, professeure invitée, Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR)
Irène Bellier, anthropologue, directrice de recherches émérite au CNRS
Véronique Bertile, maître de conférences en droit, Université de Bordeaux
Zérah Brémond, Maître de conférences en droit public, Université de Pau et des Pays de l'Adour
Sébastien Brodeur-Girard, professeur, École d’études autochtones, UQAT (Canada)
Fernando Antonio de Carvalho Dantas, professeur de droit, Université Fédérale de Goiás (Brésil)
Laura Cahier, doctorante en droit public, Aix-Marseille Université
Estelle Carde, professeure de sociologie, Université de Montréal
Carolina Cerda-Guzman, maîtresse de conférences en droit public, Université de Bordeaux
Véronique Champeil-Desplats, professeure de droit, Université Paris Nanterre
Leslie Cloud, doctorante en droit public, Université de Pau-Pays de l’Adour
Marie-Anne Cohendet, professeure de droit, Université Paris 1
François Crépeau, Professeur de droit international, Université McGill (Canada)
Caroline Desbiens, professeure de géographie, Université Laval (Canada)
Philippe Descola, anthropologue, professeur émérite au Collège de France
Daniel Dormoy, professeur de droit émérite, Université Paris Sud
Marina Eudes, professeure de droit, Université Paris-Nanterre
Doris Farget, professeure de droit, Université du Québec
Julian Fernandez, professeur de droit, Université Paris 2
Lill Tove Fredriksen, professeure Associée en littérature sami, UiT The Arctic university of Norwa
Karine Gentelet, professeure, Université du Québec en Outaouais, directrice scientifique du CIERA UQO
Barbara Glowczewski, directrice de recherche émérite au CNRS, laboratoire d'anthropologie sociale du Collège de France

Fabrice Hourquebie, administrateur de l’IFJD, professeur de droit public, Université de Bordeaux
Nathalie Kermoal, professeure, University of Alberta (Edmonton, Canada)
Aurélie Laurent, maître de conférences en droit, Le Mans Université
Fabien Le Bonniec, professeur en anthropologie, Universidad de la Frontera (Chili)
Kathia Martin-Chenut, directrice de recherche CNRS
Frédéric Mégret, professeur de droit, Université McGill (Canada)
Ferdinand Mélin-Soucramanien, professeur de droit, Université de Bordeaux
Eric Millard, professeur de droit, Université Paris Nanterre
Françoise Morin, professeure émérite en anthropologie, Université Lyon 2
Ghislain Otis, professeur de droit, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la diversité juridique et les peuples autochtones, Université d'Ottawa (Canada)
Felix Padel, chercheur associé au Centre for world environment history, Sussex university (Angleterre)
Kelly Picard, administratrice de l'IFJD et maîtresse de conférences, Université Jean Monnet de Saint-Etienne
Xavier Philippe, administrateur de l’IFJD, professeur de droit, Université Paris 1
Magalie Quintal-Marineau, professeure agrégée, Institut national de la recherche scientifique (Canada)
Silvina Ramirez, professeure de droit, Université de Buenos Aires (Argentine)
Fernando Rey Martínez, professeur de droit, Université de Valladolid (Espagne)
Catherine Savard, avocate et candidate au MPhil, Université d’Oxford (Angleterre)
Jacques Sémelin, historien et politologue, directeur de recherche émérite
Serge Slama, professeur de droit, Université de Grenoble
Michel Troper, professeur de droit émérite, Université Paris-Nanterre
Karine Vanthuyne, professeure, École d’études sociologiques et anthropologiques, Université d’Ottawa (Canada)
Ana Catarina Zema, chercheure senior du Centre de Référence Virtuel Autochtone de l'Armazém Memória

société civile

Anne Alvaro, comédienne
Pascale Berlin Salmon, réalisatrice de documentaires
Michel Carrié, administrateur de l’IFJD
Jean-Arnold de Clermont, administrateur de l’IFJD, ancien président de la Fédération protestante de France, président d’honneur de l’Observatoire Pharos
Barbara Bouley, metteure en scène et dramaturge
Sorj Chalandon, auteur
Samuel Churin, comédien
Kossi Efoui, auteur
Delphine Fabbri Lawson, artiste engagée avec les Peuples Autochtones,  Instituto Nandhereko
Hélène Ferrarini, journaliste, autrice d’Allons enfants de la Guyane
Camille Guédon, ancienne responsable de la mission interministérielle des populations amérindiennes et bushinengées
Jean-Baptiste Joinet, fils de Louis Joinet, professeur de philosophie à l’Université Jean Moulin Lyon 3
Ellen-Rose Kambel, Directrice exécutive de la Rutu Foundation for Intercultural Multilingual Education
Véronique Margron, soeur dominicaine et présidente élue de la conférence des religieuses et religieux en France (CORREF)
Daniel Pouzadoux, administrateur de l’IFJD Sabah Rahmani, journaliste-anthropologue, Revue Natives
Michel Roux, administrateur de l’IFJD Stéphanie Schwartzbrod, comédienne
Emmanuelle Walter, journaliste autrice de Sœur volées - Enquête sur un féminicide au Canada

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